Pourquoi je n’ai toujours pas de back-up ?

Cet article est en fait une réflexion à « main haute ».
Je suis toujours en train de courir après le temps. Du temps pour la réalisation des commandes, du temps pour la réalisation de toutes les idées que j’ai dans la tête, du temps pour mes enfants, du temps pour m’amuser, du temps pour mes autres projets, du temps pour juste… respirer.

La solution, la meilleure, celle dont tout le monde et tous les articles en gestion du temps me rabâchent les oreilles, c’est déléguer. Apprendre à déléguer.
Pour commencer, et pourquoi me mentir à moi-même ? J’ai du mal à faire confiance à quelqu’un d’autre que moi. J’ai aussi du mal à laisser quelqu’un d’autre contrôler la situation. Lorsqu’il s’agit de mon métier, cela m’est encore plus difficile.

Mon métier. Parlons-en. Contrairement à la couture et à d’autres métiers manuels ou techniques, qui s’apprennent dans de grandes écoles ou même au secondaire, mon métier (accessoiriste mode) je l’ai appris sur le tas. Par la passion, le travail et beaucoup d’erreurs. J’aime à me décrire comme une bricoleuse. Vous pouvez le prendre dans tous les sens que vous voulez, péjoratif ou non. Mais lorsqu’on fait une activité non formellement apprise, on bricole toujours un peu. La différence c’est la finesse et le souci du détail que l’on met dans chaque bricole. Et çà c’est le nœud du problème.
Lorsque vous recrutez, vous demandez un CV, avec des références : cursus scolaire, formations, dernier emploi ou stage, …. Déjà vous pouvez « recruter ».


Pour ce qui me concerne, avant d’espérer recruter, il me faut qualifier ma main d’œuvre. Cela passe par une formation. Et que fait un jeune après s’être formé en général ? Il part. Il court voler de ses propres ailes. Et pour moi c’est encore et toujours un retour à la case départ.
Oh, les spécialistes et experts en tout, je vous entend d’ici… « il faut les impliquer », « il faut les inspirer », « il faut les faire participer »…. Vous avez tellement raison… je suis une sentimentale. Je fais toujours l’effort de traiter les autres comme je souhaite qu’on me traite. J’enseigne tout. Il y a cette phrase que je dis toujours à toute personne qui vient dans mon atelier pour se former : « au moment où tu termineras ta formation, tu sauras faire tout ce que je sais faire ». Je n’ai jamais été dans la rétention d’information. Au final ça n’aide personne. On forme des back-up, des personnes capables de travailler comme on l’aurait fait nous même.

Là comme vous, je me demande « où est-ce que ça merde Sandrine ? ». Sur le côté financier peut-être…. C’est le ventre qui porte la tête n’est ce pas ? J’ai essayé plusieurs choses :

  1. Rémunération au pourcentage : pour moi c’est vraiment le meilleur système parce que dans ce cas là plus du travailles, plus tu gagnes. Donc si tu veux gagner plus, bah travailles plus. Mais là le hic c’est qu’il faut que la personne puisse produire une pièce de A à Z pour que le pourcentage puisse être appliqué sur la pièce confectionnée. Et à ce niveau sa coince, parce que dans la majorité des cas je suis obligée de revenir derrière.
  2. Rémunération à la journée ou la semaine : il s’agit d’un montant forfaitaire versé soit chaque jour à la fin de la journée, soit chaque semaine. Cette solution est donc plus simple à mettre en place, plus efficace à l’atelier et peut-être pas aussi rentable que la première.
  • J’ai toujours essayé de cultiver la notion d’ « apprentissage ».
  • « tant que vous travaillez avec moi, vous continuerez d’apprendre, parce que moi-même je continue d’apprendre. La chance que vous avez c’est que je suis quelqu’un qui s’ennui rapidement à faire les mêmes choses. Avec moi vous apprendrez toujours. » çà non plus, n’a pas suffit pas à les garder.

De toutes les personnes qui sont passées dans mon atelier seule une en fait son activité aujourd’hui. Mais pas de façon professionnelle. Toutes les autres le font en accompagnement d’une autre activité.

Ce travail est plus qu’un travail pour moi. C’est une passion, une vocation. À mes débuts, j’aurais rêvé avoir une personne telle que moi avec qui apprendre… Être juste là à la regarder faire. La Sandrine d’il y a 15 ans aurait été parfaite comme back-up pour moi… 😅

Comment puis-je avoir une personne à qui déléguer alors que cette personne ne voit pas en mon travail un vrai métier ? C’est peut être là le problème.


Bon. N’allez quand même pas penser que tout ce que vous voyez sur ma page @touashop est fait par moi seule.

J’aimerais être magicienne, mais c’est loin d’être le cas… Disons que je fais au mieux avec les moyens que j’ai.
Cela dit, il me faudra trouver cette personne passionnée, fiable, ayant envie d’apprendre et de de perfectionner à mes côtés. Si vous en connaissez, bipez-moi.

Ps: Merci de partager et de gester un commentaire.

4 thoughts on “Pourquoi je n’ai toujours pas de back-up ?”

  1. Très bien écrit ! Sorry, j’ai un faible pour les textes bien écrits 😊
    Pour le reste, apprends à déléguer et surtout ne te lasse pas de transmette ce que tu sais.
    Tu trouveras bien un backup.
    Keep going!

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